UN PEU D’HISTOIRE (éléments rassemblés par Monsieur DION Maurice)

Origine de la commune

     Selon certains documents qui peuvent encore être déchiffrés, il apparaît qu’en l’an 1115, la cité se nommait « CORNELIANUM », puis en 1265 « CORNEBARIVO », et en 1289 « CORNABARRILIUM ». Il semble que ce soit vers l’année 1362 que l’appellation actuelle de « CORNEBARRIEU » fut donnée au village.

Etymologie probable du nom

     CORNE (d’abondance) BARRIEU (au bas du ruisseau).

     Les deux premières syllabes (COR-NE) désignaient la plaine basse, côté nord du village, d’une grande fertilité pour les cultures variées, d’où « CORNE D’ABONDANCE » quant aux trois autres syllabes (BA-RI-EU), elles désignaient tout simplement l’emplacement de cette plaine basse, située près du ruisseau (au bas du riou ou ruisseau).

     Une autre version nous est donnée de l’étymologie du mot CORNEBARRIEU, on pense qui selon la tradition, un jeune chevalier du village aurait quitté sa femme pour partir en croisade, en lui disant « Que ton cœur ne varie pas » expression d’où serait sorti le mot de CORNEBARRIEU (COR-NE-VARIETUR).

     Enfin, une troisième version nous est rapportée par les plus anciens de la localité. En effet, en amont du village, l’Aussonnelle qui coule au bas des coteaux, amorce une courbe, quartier des Syndics. Ainsi, cet avancement du terrain, qui forme une sorte de « CORNE » obligeant la rivière à effectuer une large boucle avant de reprendre son cours naturel, serait à l’origine du nom donné au village (LA CORNE BARRE LE RIOU), d’où le nom de CORNEBARRIEU.

     Reste à savoir quelle est la bonne définition !

AU TEMPS DES SEIGNEURS

     La localité de CORNEBARRIEU dépendait en 1128, de la seigneurie de PIBRAC. Par la suite, elle fit partie de la seigneurie de BLAGNAC, donnée en 1307 par Philippe le Bel à Géraud BELENE.

     Les seigneurs résidaient au château, près de l’église. Ce château était relié autrefois par un souterrain à une tour de guet située rue Saint-Jean. (cette tour de guet existe encore actuellement).

     En 1567, un hôpital a été fondé par Pierre de VOISINS. Cet hôpital fut agrandi dans les années 1774 à 1776. Cet établissement servait à recueillir les malades, les gens très pauvres et les mendiants qui étaient nombreux à cette époque.

     Le cimetière communal actuel était celui des moines.

     La forêt de Bouconne arrivait à cette époque jusqu’aux portes de village.

     Pour se rendre aux offices du monastère, les villageois empruntaient un pont très étroit, qui reliait les deux rives de l’Aussonnelle. Les vestiges peuvent encore s’apercevoir au moment des basses eaux.

     Il existait également à proximité de ce pont un passage à gué, plus facile à utiliser par les attelages. Ce pont a été remplacé en 1935 par un ouvrage mieux adapté aux exigences du moment.

     L’église actuelle de CORNEBARRIEU aurait été construite aux environs de 1122 par les chevaliers de l’ordre de Malte, ainsi que quelques maisons de la partie la plus ancienne de village, la rue Saint-Jean. Cette église était la chapelle privée des seigneurs du château, elle devint plus tard l’église paroissiale. Vers 1870 elle fut agrandie par l’adjonction de deux autres chapelles.

     Vers 1308, existait également un temple à CORNEBARRIEU. Il se trouvait à l’emplacement du rond point actuel formé par l’intersection de la rue Saint-Jean et la rue du Pont Vieux.

     L’une des familles les plus anciennes de la localité serait celle des VERT (1300 environ) qui sans discontinuer ont fait de la boulangerie.

     Cette famille possédait également un four public, chacun pouvait venir faire cuire son pain. L’on rapporte même que lorsque le four était chaud, le « fournier » (boulanger) se plaçait dans la rue principale du village et appelait les gens en soufflant dans une sorte de coquillage en forme de trompe, appelé « turbo ».

Moyens de communication

     Au XVIIème siècle, les diligences qui assuraient la liaison entre TOULOUSE et LEVIGNAC, desservaient CORNEBARRIEU par le chemin de « GASTEFER » avec halte prévue quartier des « SYNDICS », où en 1669 existait une auberge relais.

     Les attelages reliaient LEVIGNAC en empruntant la côte de Pontié. Il existait d’autre part une liaison TOULOUSE-LECTOURE (Gers) par la départementale n°7 (actuellement RD 1) avec arrêt à CORNEBARRIEU au relais du quartier Saint-Roch.

     En 1885, en dehors des propriétaires qui utilisaient leurs mulets ou chevaux pour se rendre au chef-lieu, deux services publics à traction animale desservaient régulièrement la commune.

     Néanmoins, bon nombre de gens du village se rendaient à TOULOUSE à pied pour y effectuer leurs emplettes.

     Ce n’est qu’en 1906, qu’une ligne de chemin de fer (à voie étroite) fit son apparition dans la localité, en assurant la liaison de TOULOUSE à CADOURS.

     Plus tard une seconde ligne fut établie reliant TOULOUSE à LEVIGNAC par CORNEBARRIEU.

Les dégâts de l’Aussonnelle

     Quelle que soit l’époque, les archives citent les méfaits de l’Aussonnelle par ses inondations fréquentes qui menacent la partie basse du village. Il est vrai que ce cours d’eau, presque à sec en été, est capable de grossir très rapidement et d’inonder la rue Saint-Jean et de l’hôpital. Au XIXème siècle, le curage et le débroussaillage de ses berges dans la traversée du village ont souvent été effectués (en 1830, 1831, 1837 et 1841 notamment).

     Cela ne suffit pas et le 18 juin 1845, une crue considérable causera d’énormes dégâts. Quatre vingt dix maisons furent touchées : quatre vingt s’écrouleront ou devront être abattues dans les jours suivants.

     Devant l’ampleur de la catastrophe, le préfet se déplace, des fonds sont collectés ou débloqués (2 100 francs, somme très importante pour l’époque). Un terrain est acheté pour la construction des maisons sur un sol situé à l’abri des eaux, et des sommes d’argents sont réparties entre les sinistrés, en fonction des pertes qu’ils ont subies.

     Ce terrain est divisé en 19 lots, de part et d’autre d’une rue ainsi créée : il s’agit de l’actuelle rue de Verdun longtemps connue sous le nom de rue de l’Y. Des maisons sont aussi reconstruites sur les anciens emplacements inondés. En même temps, les dégâts ayant été causés par le colmatage de l’arche du pont de la route de TOULOUSE, il est demandé au préfet de faire construire deux arches supplémentaires de « sauvetage » sur ce pont. Ceci sera réalisé…120 ans plus tard !

     De nombreuses autres inondations ont lieu, causant d’importants dégâts comme en 1856, sans égaler heureusement la catastrophe de 1845.

 

Institutions publiques : mairie et poste

     En 1885, la commune de Cornebarrieu est administrée par un maire, assisté de onze conseillers municipaux (il n’est pas fait mention d’adjoint). Installée dans un bâtiment situé au quartier des Syndics, la mairie de Cornebarrieu fut ensuite transférée au village et occupa pendant une dizaine d’année environ les locaux du presbytère actuel avant de prendre possession en 1898 des installations qu’occupe aujourd’hui l’ancienne mairie (rue Gourgande). Elle a déménagé avenue de Versailles en NNNN.

     Jusqu’en 1853, Cornebarrieu a été desservie pour le service postal par la commune de Mondonville. Par la suite, un bureau de poste fut créé dans la localité et installé tout d’abord dans l’immeuble occupé actuellement par madame veuve Colomies, avant d’être transféré dans un bâtiment acquis par la municipalité et situé au centre du village. Le 25 novembre 1968, un nouveau bureau de poste de télécommunications était inauguré à Cornebarrieu.

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