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UN PEU D’HISTOIRE

Origine de la commune

Selon certains documents qui peuvent encore être déchiffrés, il apparaît qu’en l’an 1115, la cité se nommait "CORNELIANUM", puis en 1265 "CORNEBARIVO", et en 1289 "CORNABARRILIUM . Il semble que ce soit vers l’année 1362 que l’appellation actuelle de "CORNEBARRIEU" fut donnée au village.

Etymologie probable du nom

Reste à savoir quelle est la bonne définition !

Au temps des Seigneurs

La localité de CORNEBARRIEU dépendait, en 1128, de la seigneurie de PIBRAC. Par la suite, elle fit partie de la seigneurie de BLAGNAC, donnée en 1307 par Philippe le Bel à Géraud BELENE.

Les seigneurs résidaient au château, près de l’église. Ce château était relié autrefois par un souterrain à une tour de guet située rue Saint-Jean. (cette tour de guet existe encore actuellement).

En 1567, un hôpital a été fondé par Pierre de VOISINS. Cet hôpital fut agrandi dans les années 1774 à 1776. Cet établissement accueillait les malades, les gens très pauvres et les mendiants qui étaient nombreux à cette époque.

Le cimetière communal actuel était celui des moines (les "monges").

La forêt de Bouconne arrivait à cette époque jusqu’aux portes de village.

Pour se rendre aux offices du monastère, les villageois empruntaient un pont très étroit, qui reliait les deux rives de l’Aussonnelle. Les vestiges peuvent encore s’apercevoir au moment des basses eaux.

Il existait également à proximité de ce pont un passage à gué, plus facile à utiliser par les attelages. Ce pont a été remplacé en 1935 par un ouvrage mieux adapté aux exigences du moment.

L’église actuelle de CORNEBARRIEU aurait été construite aux environs de 1122 par les chevaliers de l’ordre de Malte, en même temps que quelques maisons de la partie la plus ancienne de village, la rue Saint-Jean. Cette église était la chapelle privée des seigneurs du château ; elle devint plus tard l’église paroissiale. Vers 1870 elle fut agrandie par l’adjonction de deux autres chapelles.

Vers 1308, existait également un temple à CORNEBARRIEU. Il se trouvait à l’emplacement du rond point actuel formé par l’intersection de la rue Saint-Jean et la rue du Pont Vieux.

L’une des familles les plus anciennes de la localité serait celle des VERT (1300 environ) qui sans discontinuer ont fait de la boulangerie.

Cette famille possédait également un four public, chacun pouvait venir faire cuire son pain. L’on rapporte même que lorsque le four était chaud, le « fournier » (boulanger) se plaçait dans la rue principale du village et appelait les gens en soufflant dans une sorte de coquillage en forme de trompe, appelé « turbo ».

Moyens de communication

Au XVIIème siècle, les diligences qui assuraient la liaison entre TOULOUSE et LÉVIGNAC, desservaient CORNEBARRIEU par le chemin de Gastefer avec halte prévue quartier des « SYNDICS », où en 1669 existait une auberge relais.

Les attelages reliaient LÉVIGNAC en empruntant la côte de Pontié. Il existait d’autre part une liaison TOULOUSE-LECTOURE (Gers) par la départementale n°7 (actuellement RD 1) avec arrêt à CORNEBARRIEU au relais du quartier Saint-Roch.

En 1885, en dehors des propriétaires qui utilisaient leurs mulets ou chevaux pour se rendre au chef-lieu, deux services publics à traction animale desservaient régulièrement la commune.

Néanmoins, bon nombre de gens du village se rendaient à TOULOUSE à pied pour y effectuer leurs emplettes.

Ce n’est qu’en 1906, qu’une ligne de chemin de fer (à voie étroite) fit son apparition dans la localité, en assurant la liaison de TOULOUSE à CADOURS.

Plus tard une seconde ligne fut établie reliant TOULOUSE à LÉVIGNAC par CORNEBARRIEU.

Les dégâts de l’Aussonnelle

Quelle que soit l’époque, les archives citent les méfaits de l’Aussonnelle dont les inondations fréquentes menaçaient la partie basse du village. Il est vrai que ce cours d’eau, presque à sec en été, est capable de grossir très rapidement et d’inonder la rue Saint-Jean et de l’hôpital. Au XIXème siècle, le curage et le débroussaillage de ses berges dans la traversée du village ont souvent été effectués (en 1830, 1831, 1837 et 1841 notamment).

Cela ne suffit pas et le 18 juin 1845, une crue considérable causera d’énormes dégâts. Quatre-vingt-dix maisons furent touchées : quatre-vingts s’écrouleront ou devront être abattues dans les jours suivants.

Devant l’ampleur de la catastrophe, le préfet se déplace, des fonds sont collectés ou débloqués (2 100 francs, somme très importante pour l’époque). Un terrain est acheté pour la construction des maisons sur un sol situé à l’abri des eaux, et des sommes d’argents sont réparties entre les sinistrés, en fonction des pertes qu’ils ont subies.

Ce terrain est divisé en 19 lots, de part et d’autre d’une rue ainsi créée : il s’agit de l’actuelle rue de Verdun longtemps connue sous le nom de rue de l’Y. Des maisons sont aussi reconstruites sur les anciens emplacements inondés. En même temps, les dégâts ayant été causés par le colmatage de l’arche du pont de la route de TOULOUSE, il est demandé au préfet de faire construire deux arches supplémentaires de "sauvetage" sur ce pont. Ceci sera réalisé… 120 ans plus tard !

De nombreuses autres inondations ont eu lieu, causant d’importants dégâts comme en 1856, sans égaler heureusement la catastrophe de 1845.

Institutions publiques : mairie et poste

En 1885, la commune de CORNEBARRIEU était administrée par un maire, assisté de onze conseillers municipaux (il n’est pas fait mention d’adjoint). Installée dans un bâtiment situé au quartier des Syndics, la mairie de CORNEBARRIEU fut ensuite transférée au village et occupa pendant une dizaine d’année environ les locaux du presbytère actuel, avant de prendre possession en 1898 des installations qu’occupe aujourd’hui l’ancienne mairie (impasse Gourgande). Elle a par la suite déménagé au 9 avenue de Versailles.

Jusqu’en 1853, CORNEBARRIEU a été desservie, pour le service postal, par la commune de MONDONVILLE. Par la suite, un bureau de poste fut créé dans la localité et installé tout d’abord dans l’immeuble occupé actuellement par madame veuve Colomies, avant d’être transféré dans un bâtiment acquis par la municipalité et situé au centre du village. Le 25 novembre 1968, un nouveau bureau de poste de télécommunications était inauguré à CORNEBARRIEU.

L’école publique

Dès 1831, une école existe à CORNEBARRIEU. L’instituteur reçoit un salaire annuel de 100 francs, auxquels s’ajoutent ce que doivent lui payer les parents mensuellement : un franc par élève pour l’apprentissage de la lecture et l’écriture et deux francs pour la lecture et le calcul. Il devra cependant accepter gratuitement les cinq enfants les moins fortunés de la commune, désignés par le conseil.

En 1847, cette rétribution est fixée à un franc cinquante indistinctement. Plus tard, elle sera réduite pour les enfants de moins de sept ans et pour les filles, quel que soit leur âge ! Cet instituteur devait être apprécié car son salaire est porté à 160 francs en 1834, puis à 200 francs en 1837 à condition d’accepter huit élèves gratuitement. Dans le même temps, les indemnités du curé sont de 200 francs et celles du garde-champêtre de 250 francs.

En 1845, sur 45 enfants en âge d’aller à l’école, 14 seulement la fréquentent, dont six gratuitement, alors que 35 familles sont déclarées comme pouvant payer les frais de scolarité.

En 1848, l’instituteur DELPECH obtient l’autorisation de faire la classe chez lui, la salle mise à sa disposition par la commune étant trop humide et malsaine à la suite de l’inondation de 1845.

En 1862, une quarantaine d’enfants sont scolarisés, et en 1864 la mairie-école est construite. Dès 1865, l’instituteur Jules DONAT assure des cours du soir pour adultes, cours qui sont assez fréquentés.

En 1898, l’école sera doublée alors de quatre de classes.

Les activités économiques autrefois

L’une des cultures principales de la localité était celle de l’asperge et du cornichon. Ces légumes étaient, pour certains propriétaires, la source principale de leurs revenus.

Le raisin était abondant et de bonne qualité. Les producteurs pratiquaient la vente du vin et du raisin de table jusqu’en décembre sur les marchés de TOULOUSE.

CORNEBARRIEU n’était pas une commune d’élevage. Elle avait recours aux villages voisins qui fournissaient une bonne quantité de bœufs, veaux, moutons pour la boucherie. Par contre, elle produisait un nombre considérable de volailles (oies, canards, pigeons, poules) dont la qualité, très appréciée à la ronde, faisait la renommé de la localité.

Le commerce agricole était prédominant dans la commune.

Il convient de préciser toutefois qu’à une certaine époque, la confection des semelles de corde pour sandales était florissante à CORNEBARRIEU. Un grand nombre d’habitants du village fabriquaient ces semelles, surtout en période d’hiver, car l’été au moment des moissons la plupart des gens allaient couper les récoltes chez divers propriétaires.

En été, les villageois portaient des espadrilles. Leur fabrication était encore un travail familial. On tressait la ficelle de chanvre qui était ensuite cousue pour faire les semelles. Avec un tampon de bois, on marquait la pointure. A CORNEBARRIEU, on pratiquait beaucoup la fabrication de l’espadrille tout au long de l’année. Pendant l’été, les femmes et les hommes sortaient leurs tables de travail dans les rues et travaillaient en groupe. Pendant l’hiver, ils se retrouvaient dans les abris de jardin autour d’un poêle. C’était le principal gagne-pain de la saison. Cette activité a cessé après la guerre.

La cueillette des pissenlits : en février, des petits groupes se formaient pour aller à la cueillette des pissenlits. Certains partaient à MONTAIGUT SUR SAVE et jusque sur la route de LÉVIGNAC... à pied !!!Parfois, au retour, ils avaient la chance de rencontrer un roulier (Le roulier conduisait une charrette tirée par un cheval. Il transportait diverses marchandises) qui acceptait de porter les sacs.Le lendemain, les cueilleurs de pissenlits partaient, toujours à pied, vendre leur récolte à TOULOUSE sur les marches de la basilique Saint-Sernin.

Le temps des moissons : l'été, les gens se logeaient dans les fermes pour les travaux des moissons. La Barquil et le Garroussal, domaines fermiers sur la route de COLOMIERS, accueillaient les travailleurs pendant plusieurs jours.Les gens étaient logés et nourris sur place.Les hommes coupaient à la faux et à la faucille. Les femmes liaient les gerbes.

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Le recensement de 1881 porte à 780 le chiffre de la population de la commune.

Ce chiffre est resté à peu près stable jusqu’en 1901.








(éléments rassemblés par Monsieur Maurice DION)