Chenilles processionnaires
La chenille processionnaire est la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea processionaria. Après la mue, de la mi-mai jusqu’à juin, elles deviennent brunes et les premiers poils apparaissent sur le dos. En juillet, les chenilles fabriquent leur cocon.
Les poils de la chenille processionnaire sont urticants. Ces propriétés urticantes persistent même après la disparition de la chenille.
Les chenilles processionnaires vivent en groupe et forment sur les plus grosses branches de grands nids, qui sont des sortes de pelotes serrées faites de la peau des mues successives, de poils urticants et d’excréments. Les chenilles se nourrissent la nuit. Pour cela, elles se déplacent en longues files (d’où leur nom) vers leur nourriture, les feuilles. Elles peuvent ainsi dépouiller complètement un arbre de son feuillage.
Exposition aux chenilles processionnaires :
Les symptômes : Les poils urticants se terminent en pointe et portent à leur extrémité de petits crochets. Ils se détachent facilement de la chenille lors d’un contact ou sous l’effet du vent. Par leur structure particulière, ces poils s’accrochent facilement aux tissus (la peau et les muqueuses), y provoquant une réaction à l’origine de plusieurs symptômes.
- En cas de contact avec la peau : Apparition dans les huit heures d’une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. La réaction se fait sur les parties découvertes de la peau mais aussi sur d’autres parties du corps. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l’intermédiaire des vêtements.
- En cas de contact avec les yeux : Développement après 1 à 4 heures d’une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants). Quand un poil urticant s’enfonce profondément dans les tissus oculaires, apparaissent des réactions inflammatoires sévères avec, dans de rares cas, évolution vers la cécité.
- En cas de contact par inhalation : Les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires dues à un bronchospasme (rétrécissement des bronches).
Traitement :
- Symptômes généraux : Les personnes qui, en plus des signes locaux, présentent des symptômes généraux tels que malaises, vertiges, vomissements, doivent être dirigées vers un hôpital.
- Peau : Oter tous les vêtements et les manipuler avec des gants. Les vêtements devront être lavés à température la plus élevée possible et séchés au séchoir. Laver la peau abondamment à l’eau et au savon. On peut éventuellement se servir de papier collant pour décrocher les poils urticants de la peau, un peu à la manière d’une épilation. Brosser soigneusement les cheveux, si nécessaire. Consultez un médecin en cas de forte éruption cutanée.
- Yeux : Les yeux doivent être rincés, de préférence chez un ophtalmologue après application d’une solution anesthésique locale. Après le rinçage, un examen minutieux des yeux exclura la présence de poils urticants résiduels. Les poils profondément ancrés dans les tissus oculaires doivent être ôtés chirurgicalement.
- Voies respiratoires : L’évaluation des symptômes respiratoires se fait par un médecin. Celui-ci donnera un traitement adapté aux symptômes.
Lutte :
N’essayez en aucun cas d’éliminer vous-même les chenilles processionnaires. L’utilisation sans discernement d’insecticide ou de nettoyeur à haute pression peut créer davantage de problèmes. L’effet irritant des poils persiste plusieurs années après la disparition des chenilles. Quand le traitement anti-chenille disperse des poils dans l’environnement, ces poils peuvent causer des problèmes pendant des années.
La lutte contre les chenilles processionnaires est une affaire de professionnels (les pompiers par exemple). La méthode la plus efficace consiste à brûler et aspirer les chenilles et leurs nids, de préférence tôt dans la saison quand les poils urticants ne sont pas encore développés.
Sources : http://www.toulouse.fr